Le Gynécée des Filles Difficiles

Interventions artistiques pour des groupes de femmes en vue d’échanger sur la condition féminine (écriture, théâtre et danse)

Le Gynécée des Filles Difficiles est un projet intrinsèquement lié au spectacle « Le Cabaret des Filles Difficiles», dont la création a eu lieu en mars 2013.

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Dessin de Sarah Letouzey

Parallèlement à la création proprement artistique, nous souhaitons approfondir notre travail de recherche, qui est aussi un travail de libération de la parole et de réflexion.
« Réflexion » : le mot possède une double acception, de ce qui pense et de ce qui renvoie une image. Là est le sens de cette démarche, qui consiste à penser la condition féminine au contact d’autres femmes, et à infléchir la représentation que ces femmes pourraient avoir d’elles-mêmes, et renvoyer autour d’elles.
Il s’agit de rejouer en plus grand la création originelle du spectacle, la matrice de l’oeuvre, conçue par la mise en mots d’expériences communes, exprimées, partagées et analysées. Non pas avec des artistes, mais avec des femmes issues de milieux populaires, où le statut de la femme est encore moins discuté qu’ailleurs (bien qu’il faille convenir que toutes les couches sociales sont concernées). Le but n’est plus de créer un spectacle, mais de libérer la parole, de ménager un espace d’expression et de réflexion, pour créer un déclic de l’ordre de l’identité. Le faire par la parole collective, c’est-à-dire le surgissement d’une image, d’une pensée, qui se montre à celles dont elle est issue, comme une épiphanie de la réflexion, révélant la possibilité d’une vérité, qui serait étrangère au quotidien de ces femmes. Pouvoir se concevoir femme autrement, pouvoir concevoir d’autres rapports au monde, d’autres façons de vivre sa féminité. Mais aussi sa famille, le rôle de l’homme etc…

Nous pensons ce projet comme une source complémentaire de réflexion et d’inspiration pour notre propre démarche artistique. Ainsi, ce projet s’inscrirait dans une double dynamique, où nous serions à la fois l’entité « agissante » en tant que porteur de projet, mais aussi « recevante » , bénéficiaire d’une réflexion exogène sur laquelle nous n’aurions pas d’autorité mais qui au contraire s’offrirait à nous pour bousculer nos propres interrogations.

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